Pourquoi un suivi medicalisé ?

Pourquoi un suivi médicalisé de votre grossesse ?

 

La grossesse et la naissance sont des périodes souvent extraordinaires pour une femme, pour un couple mais aussi parfois à risque pour sa santé.

Une bonne hygiène de vie est essentielle.

Elle repose sur une prise de poids comprise entre 4 et 12 kgs associée à un bon équilibre diététique, une hydratation suffisante d’un litre et demi d’eau sans sodas ni sirops, une activité physique type marche et natation et un temps de sommeil d’au moins 8 heures.

Les rapports sexuels sont possibles tout au long de la grossesse, sauf dans le cas de menace d’accouchement prématuré ou de placenta bas inséré, près du col.

Les sports violents ou à risque de chute sont contre-indiqués.

Le tabac : il est fortement déconseillé. Pour vous aider, il existe des centres anti-tabac près de chez vous, dans chaque établissement hospitalier. Vous pouvez contacter le secrétariat qui pourra vous assister dans votre recherche. De nombreux sites peuvent être consultés dont :
www.tabac-info-service.fr

L’alcool : C’est un toxique très puissant au niveau des cellules du cerveau du fœtus. Il est donc recommandé d’arrêter toute consommation de boissons alcoolisées dès le début et pendant toute la durée de votre grossesse.
Ecoute alcool : 0811913030.  Où trouver de l’aide dans le Finistère : www.codes29.org

Les drogues : La consommation de toutes les drogues, y compris le cannabis peut avoir des conséquences sur le poids de naissance et le comportement du nouveau-né.

www.drogues.gouv.fr  / Drogues info service : 0800231313 - écoute cannabis :0811912020

L’automédication : Toute prise de médicaments (sous forme orale, de collyre, ou d’application cutanée) doit être faite après avis  médical (médecin, sage-femme, pharmacien).
Seul le paracétamol peut être pris, sans avis, mais ponctuellement, à une dose maximale de 3g par jour.

Pourquoi certains signes doivent-ils vous amener à consulter ou à demander un avis tels que :

 

Des maux de tête, des troubles de la vue, des bourdonnements d’oreille.
Des contractions de l’utérus.
Des brûlures urinaires ou des envies très fréquentes.
De la fièvre.
Une douleur du mollet.
Des saignements vaginaux.
Une diminution importante des mouvements actifs ?

        
 

Parce que différentes pathologies peuvent effectivement se manifester :

 

L'hypertension artérielle

Les signes cliniques de l'hypertension artérielle sont les céphalées (maux de tête), phosphènes (mouches volantes dans le champ de vision), acouphènes (bourdonnements d'oreille), barre épigastrique (douleur violente dans le haut du ventre).
La pré-éclampsie est une pathologie grave de la grossesse qui associe hypertension artérielle et protéinurie (présence d'albumine supérieure à 0,30 g /l dans les urines). L'apparition de cette pathologie peut survenir après 20 SA.
Les consultations mensuelles avec prise de tension et prescription d'une albuminurie permettent de dépister la survenue de cette pathologie.



Le diabète

Le diabète gestationnel est un diabète qui apparaît au cours de la grossesse. Une prise de poids durant celle-ci supérieure à 12 kilos y prédispose.
Le diabète est un déséquilibre du taux de sucre dans le sang qui lors de la grossesse augmente de risque d'hypertension et de macrosomie (gros bébé) et donc de complications lors de l'accouchement.
Le dépistage et le traitement du diabète gestationnel permettent d'éviter ces complications.



Le risque d'accouchement prématuré

La prématurité correspond à un accouchement avant 37 SA. Elle expose à un risque de détresse respiratoire.
Des contractions utérines fréquentes –durcissement douloureux ou non de votre ventre- de plus de 30 secondes plus de 4 à 6 fois par heure ne disparaissant pas avec le repos doivent vous faire prendre contact sans tarder avec la maternité. Elles peuvent être les premiers signes de menace d’accouchement prématuré.



L’infection urinaire

Elle peut engendrer une fièvre maternelle élevée et un accouchement prématuré. Elle est plus fréquente en cas d’antécédents et se manifeste par des mictions fréquentes et douloureuses.


Les infections materno-fœtales

La rubéole et la toxoplasmose sont dépistées par les prélèvements sanguins en début de grossesse avec une surveillance en cas de négativité jusqu’au 5è mois pour la rubéole et mensuellement toute la grossesse pour la toxoplasmose assortie de précautions hygiéno-diététiques (viande bien cuite, fruits et légumes bien lavés et pelés, contacts avec la terre et des aliments avec les chats)
L’infection à cytomégalovirus. Son dépistage n’est pas recommandé par le Collège de Gynécologie Obstétrique Français car le plus souvent sans gravité et d’évaluation délicate. Sa prévention repose essentiellement sur des règles d’hygiène, lavage des mains avant les repas, écarter le partage des couverts, sachant que la transmission se fait par les sécrétions, lacrymales, nasales et salivaires des enfants.
L’herpès génital. Des précautions pourront être à envisager en cas d’antécédents. Sinon l’apparition de petites vésicules sur votre vulve devront vous faire consulter dans la journée.
La listériose. Son agent de contamination est retrouvé essentiellement dans les aliments à base de lait non pasteurisé et la charcuterie. Elle se manifeste par une fièvre si bien que toute fièvre doit vous faire consulter votre médecin dans la journée pour envisager la prescription d’un antibiotique dans l’arrière-pensée de cette pathologie.


Les accidents thrombo-emboliques
 

Une phlébite peut se compliquer d’embolie pulmonaire avec douleur thoracique et gêne respiratoire à risque vital. Une douleur d’un membre inférieur accompagnée ou non d’un empâtement et d’une petite fièvre doivent vous faire consulter votre médecin dans la journée.

Une pathologie du placenta

Elle peut être à l’origine d’un décollement du placenta et se manifester par des saignements ou bien d’une diminution des mouvements du bébé. Un examen de contrôle vous permettra le plus souvent de vous rassurer.