L'hypertension Artérielle

L'HYPERTENSION ARTERIELLE.
PRE-ECLAMPSIE

 

On distingue l’hypertension artérielle préexistante à la grossesse de la pré-éclampsie. Cette dernière est une hypertension apparaissant dans la deuxième partie de la grossesse qui peut être grave pour la mère et le fœtus et le plus souvent chez une primipare.
La limite supérieure de la normale est 14/9. Au-delà, un bilan et une surveillance s’imposent.
Le bilan comprend un prélèvement sanguin évaluant la fonction rénale, recherchant l’absence de troubles de la coagulation latents, et urinaire à la recherche de protéines dont la présence au-delà de 0,30 g/l est un signe de gravité. Des enregistrements du rythme cardiaque du fœtus  permettent d’évaluer son bien-être.
La surveillance comporte souvent une hospitalisation au moins initiale.

Quelles sont les complications potentielles ?

Elles peuvent être maternelles, graves : troubles de la coagulation sanguine, hépatiques (Hellp syndrome avec douleurs abdominales et troubles de la coagulation), décollement prématuré du placenta (hématome rétro-placentaire), neurologiques (éclampsie avec crises convulsives), rénales (insuffisance rénale) et cardiaques (infarctus et œdème aigu du poumon).

Elles peuvent intéresser le fœtus : retard de croissance, souffrance fœtale aigüe voire mort fœtale.

Quel est le traitement ?

Outre la surveillance rapprochée, un traitement anti-hypertenseur peut-être indiqué et une naissance prématurée dans les formes graves précédé si possible d’une injection de corticoïdes à la maman pour diminuer le risque de détresse respiratoire du nouveau-né prématuré.

Existe-t-il une prévention ?

Une bonne hygiène vie est un facteur protecteur comportant si possible l’arrêt du tabac, une prise de poids contenue limitée à 8 à 12 kg pour la grossesse. Une hydratation comportant uniquement de l’eau pure et une vie calme avec des heures de sommeil  régulières sont à encourager.