Infection à cytomégalovirus

INFECTION À CYTOMÉGALOVIRUS DURANT LA GROSSESSE

L’infection à cytomégalovirus est totalement bénigne hormis pour le sujet immunodéprimé et pour le fœtus.

Environ 50% des femmes en âge de procréer sont protégées. Pour les autres, 3% feront la maladie pour la première fois durant la grossesse. Le taux de transmission à l’enfant est de 30%. Dans ces 30%, 90% des enfants n’auront pas de symptôme à la naissance en développant ensuite pour 5 à 15% d’entre eux une surdité ou des séquelles cérébrales. Les 10% qui présenteront des symptômes pourront être dépistables par échographie sur un retard de croissance intra utérin, des anomalies cérébrales.

Le diagnostic ne peut être affirmé que sur la conversion d’une sérologie (prélèvement sanguin à la recherche d’anticorps) négative en sérologie positive. La présence d’anticorps de la classe des IgM ne permet pas ici d’affirmer une infection récente. Dans cette infection particulière elles peuvent persister longtemps ou réapparaître lors d’un nouveau contact avec le virus. Pour préciser l’ancienneté de l’infection, on peut s’aider d’un test appelé « avidité des anticorps ».

Les recommandations

En 2004 l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) a recommandé de ne plus réaliser de sérologie systématique en début de grossesse. Même si elle permettrait de donner des règles d’hygiène renforcées telles que le lavage des mains réguliers et l’évitement du contact avec les sécrétions urinaires, salivaires, nasales, lacrymales (larmes) des jeunes enfants il est générateur de stress. Elle n’a pas non plus fait la preuve de son efficacité.