Diabète gestationnel

LE DIABETE GESTATIONNEL

Il s’agit d’une intolérance au sucre dépistée pour la première fois durant la grossesse. Il regroupe donc le diabète lié à l’état de grossesse mais aussi le diabète non dépendant de l’insuline préexistant à la grossesse (diabète de type 2)

Quels en sont les risques ?


L’apparition d’une pré-éclampsie, c'est-à-dire l’association d’hypertension artérielle et de protéine dans les urines potentiellement grave  pour la mère et le bébé.
Il existe également une augmentation du taux de césariennes et de difficultés lors de l’accouchement pour la mère et le bébé.

Comment en faire le diagnostic ?


Par une glycémie à jeun (taux de sucre sanguin) en début de grossesse, en cas de facteurs de risques que sont le surpoids, des antécédents personnels de gros bébé ou de diabète gestationnel et familiaux de diabète.
Si cette glycémie à jeun est normale, un nouveau contrôle est à prévoir vers le terme de 24-28 semaines d’aménorrhée uniquement en présence de facteurs de risques. On réalise alors une hyperglycémie orale avec ingestion de 75g de glucose. Celle-ci est également indiquée en cas de gros bébé dont les mensurations sont  supérieures au 97% ou d’excès de liquide amniotique net (hydramnios).
Valeurs normales :

Temps

0 1h 2h

Glycémie g/l

< 0,92 < 1,80 < 1,53

Intérêt du traitement :

Il réduit les complications.

Quel traitement ?

Il repose sur une surveillance des glycémies quotidiennes (dextro) à jeun et après repas par la femme elle-même en réalisant des micro-prélèvements sur le bout du doigt et analyse avec un appareil homologué.
L’objectif est d’atteindre une glycémie inférieure à 0,95 g/l à jeun et inférieure à 1,20 g/l deux heures après le début du repas grâce à équilibre diététique. En cas d’échec on peut être amené à introduire des  injections d’insuline.
Si le diabète est bien équilibré sans insuline,  il n’y a pas de surveillance renforcée en fin de grossesse.