Accouchement après une césarienne

L'ACCOUCHEMENT APRES UNE CESARIENE

 

Un accouchement avec un utérus porteur d’une cicatrice provenant le plus souvent d’une césarienne antérieure expose au risque de rupture utérine potentiellement grave pour le bébé et la mère.

Cet accident est relativement rare, 1%, à comparer toutefois au risque de 1/10 000 sur utérus sain.

La pratique d’une césarienne systématique chez toutes les femmes porteuses d’une cicatrice utérine n’est pas la solution. Elle est à l’origine d’une augmentation du risque de mort maternelle et d’anomalies de l’insertion du placenta pour les grossesses ultérieures augmentant la morbidité et la mortalité.

Pour permettre d’évaluer le pronostic d’une tentative d’accouchement par les voies naturelles, certains facteurs ont été identifiés qui augmentent le risque :

- Une incision utérine antérieure verticale

- L’épaisseur en échographie vers 36 – 38 semaines d’aménorrhée du segment inférieur, zone située entre le corps et le col de l’utérus inférieure à 3,5 mm. Elle ne constitue pas toutefois une contre-indication.

- Un intervalle entre les grossesses  inférieur à 18 mois

- L’obésité

- Les gros bébés

La réalisation d’une radio du bassin ou d’une scanno-pelvimétrie était auparavant systématique. Elle n’est plus recommandée car des accouchements normaux de gros bébés peuvent survenir même si les mesures radiologiques sont anormales.

Ainsi un accouchement par les voies naturelles après césarienne sera obtenu dans 60 à 80% des tentatives.

Il est à noter que les déclenchements sont relativement contre-indiqués, en particulier par prostaglandines. Enfin, un antécédent de deux césariennes oriente le plus souvent vers une troisième.

Chaque cas est particulier et le mode d’accouchement est de toute façon à définir à l’occasion d’une discussion entre les parents et leur obstétricien.